Vierzon - Forges

La gare d'eau de Vierzon-Forges

Si le paysage reste marqué par l’industrie, il faut faire un effort d’imagination pour se représenter la gare d’eau de Vierzon-Forges au début du XXe siècle : ce port était alors l’un des plus actifs sur les 261 kilomètres du canal de Berry. De nombreux bateaux manœuvraient sur le bassin et les marchandises s’accumulaient sur les quais, transportées par une grue ou un pont roulant installé au-dessus du canal.

La vocation industrielle de ce secteur s’était affirmé dès le XVIIIe siècle : le minerai de fer du Berry, le bois de la forêt de Vierzon, l’eau de l’Yèvre, avaient favorisé l’installation de forges sur les terres du comte d’Artois, frère du roi Louis XVI. A ces forges devenues pointerie s’ajoutèrent une tuilerie, une verrerie, une usine d’engrais chimique, des ateliers de construction mécanique et de métallurgie…

Attirées par la présence du canal et des voies ferrées d’Orléans à Toulouse et de Vierzon à Nevers, ces activités donnèrent naissance à un quartier ouvrier, un des 4 Vierzon qui fusionnèrent en 1937 après avoir connu une existence autonome.

AD du Cher, 7 Fi Vierzon 103.
AD du Cher, 7 Fi Vierzon 103.
Collection particulière.
Collection particulière.
Le petit + du Canal

Sur la zone d’activités voisine du Vieux-Domaine, un « port sec » est apparu en 2015. Cette plate-forme logistique a vocation à stocker des conteneurs venus des ports et à les redistribuer en utilisant la voie ferrée et les trois autoroutes A20, A71 et A85.

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