Thénioux

Les déversoir et biefs

Le bief passant par Thénioux et s’étendant entre les écluses de Launay et de Mennetou parcourt environ 7 km. Il fit l’objet de nombreux aménagements liés à la proximité immédiate de la voie ferrée reliant Vierzon à Tours, aux chemins traversant le canal et à la gestion des débords et des crues. Le maire de Thénioux demanda l’établissement d’un port au droit de la station du chemin de fer en 1869. Les mouvements commerciaux étant jugés trop faibles, une solution plus modeste fut retenue : le comblement du fossé séparant la route du canal sur 4 m de long pour accéder à une aire de déchargement. Une trentaine d’année plus tard, c’est un port d’embarquement de 60 m de long, sur la rive gauche du canal, qui fut aménagé après l’abattage de 15 peupliers. Les trop-pleins d’eau du canal, gérés par les déversoirs, servaient également à l’irrigation de parcelles agricoles adjacentes grâce à des tuyaux en fonte. Quant à l’eau de pluie, elle était arrêtée et canalisée par des fossés, appelés contre-fossés, et des aqueducs souterrains pour éviter les crues. Ce qui n’empêcha pas quelques inondations... Les voies d’eau nécessitaient l’installation d’ouvrages de franchissement : des passerelles sur les contre-fossés, comme celle menant à un lavoir, et des ponts-levis sur le canal. L’ancien pont à bras de Thénioux fut remplacé par un pont fixe puis élargi en 1895 pour répondre au passage du chemin communal d’Issoudun à Thénioux.

Collection particulière.
Collection particulière.
AD du Cher, 6 Fi Thénioux 6
AD du Cher, 6 Fi Thénioux 6
Le petit + du Canal

C’est à Thénioux que les frères Toupet, Raymond et Marcellin, deux passeurs, aidaient au franchissement de la ligne de démarcation sur le Cher. Raymond a été assassiné par les gendarmes allemands le 6 février 1942 alors qu’il était dans sa barque.

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Translation

Thénioux, spillway and reaches

The reach passing through Thénioux and stretching between the locks at Launay and Mennetou is approximately 7 km long. It underwent numerous developments due to its close proximity to the railway line connecting Vierzon to Tours, the paths crossing the canal and the management of overflows and floods. In 1869, the mayor of Thénioux requested that a port be established next to the railway station. However, as commercial activity was deemed too low, a more modest solution was adopted: filling in the 4-metre-long ditch separating the road from the canal to create an unloading area. Some thirty years later, a 60-metre-long shipping port was built on the left bank of the canal after 15 poplar trees were felled. The canal's overflow water, managed by spillways, was also used to irrigate adjacent agricultural plots via cast iron pipes. Rainwater was collected and channelled through ditches, called counter-ditches, and underground aqueducts to prevent flooding. However, this did not prevent all floods... The waterways required the installation of crossing structures: footbridges over the counter-ditches, such as the one leading to a wash house, and drawbridges over the canal. The old hand-operated bridge in Thénioux was replaced by a fixed bridge and then widened in 1895 to accommodate the passage of the communal road from Issoudun to Thénioux.


The Canal’s extra touch

It was in Thénioux that the Toupet, Raymond and Marcellin brothers, and two smugglers, helped people cross the demarcation line on the Cher River. Raymond was murdered by the German military police on February 6, 1942, while he was in his boat.

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