Les aménagements du Département au XXe siècle
Ce n’est donc qu’entre 1987 et 1989, lorsque le Département du Cher se porte acquéreur des bâtiments des Usines de Rosières, édifiés sur la parcelle qui appartenait à M. Rolin au XIXe siècle, que la fontaine gallo-romaine devient un bien public.
Avec la décentralisation et l’augmentation des services du Département et de leurs bureaux, le Conseil général du Cher souhaite agrandir ses locaux en conservant son siège en centre-ville de Bourges. Alors que le toit de la salle du duc Jean est en pleine reconstruction, la vente des Usines de Rosières adjacentes apparaît comme une opportunité à saisir. C’est aussi l’occasion de rendre à l’ancien palais ducal une partie des caves de sa grande salle, au sein du nouvel Hôtel du Département.
Le président Jean-François Deniau, grand amateur d’histoire, s’intéresse tout particulièrement aux vestiges gallo-romains et décide d’entamer une procédure de protection. L’ensemble est classé au titre des monuments historiques dès le 8 décembre 1989.
La volonté du Département étant de le présenter au public, une étude préalable de mise en valeur est commandée à Pierre Lebouteux, architecte en chef des monuments historiques, en 1991. Jean-François Chevrot et le service archéologique départemental sont mis à contribution pour réaliser quelques fouilles jusqu’en 1992 (dont les résultats rejoignent en grande partie les conclusions du XIXe siècle) puis pour créer les premiers supports explicatifs avec dessins, reconstitution 3D et maquette.
Depuis, le lieu accueille un dépôt lapidaire qui rassemble les éléments en pierre les plus prestigieux issus des fouilles menées par le service dans les années 1980-1990 comme celles de l’abbaye Saint-Pierre de Vierzon.
Après un temps de fermeture pour des raisons de sécurité, une récente mise en conformité du site permet d’ouvrir à nouveaux ses portes.