La fontaine gallo-romaine

Un exemple unique en Gaule romaine

Lorsque le Département du Cher fait l’acquisition des Usines Rosières entre 1987 et 1989 pour agrandir l’Hôtel du Département, il devient propriétaire des vestiges gallo-romains préservés sous les bâtiments : une fontaine monumentale à trois bassins et quelques restes d’un long « portique » composé de quinze niches du Ier siècle de notre ère, ainsi qu’une portion du rempart gallo-romain du IVe siècle dont la construction a entraîné la démolition d’une partie des premières structures.

Cet ensemble unique, tombé dans l’oubli, avait été découvert à plusieurs reprises : d’abord par les bâtisseurs du palais du duc Jean qui édifient dessus les caves de la grande salle, ensuite par les propriétaires privés des maisons qui avaient pris sa place au XIXe siècle et qui font appel à l’ingénieur Paul-Adrien Bourdaloue pour leur dégagement, enfin par Jean Favière, conservateur du Musée du Berry, en 1973.

Dès le 8 décembre 1989, le Département obtient son classement au titre des monuments historiques. Il engage presque immédiatement des travaux en vue d’une ouverture au public. L’équipe archéologique départementale est mobilisée pour le suivi du chantier, l’étude et la valorisation des vestiges.

Pour des raisons de sécurité, l’accès est fermé à partir de 2017. De nouveaux aménagements réalisés en 2025 à la demande du président Jacques Fleury permettent d'accueillir ponctuellement du public lors d'événements particuliers comme les Journées européennes du patrimoine.

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