Transcription paléographique

Reconduction d'une donation de 1414 - transcription paléographique
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Jehan, filz de roy de France, duc de Berry et d’Auvergne, conte de Poictou, d’Estampes, de Boulongne et d’Auvergne, a touz ceulx qui verront ces p(rese)ntes lettres, salut. Comme par noz autres l(ett)res paten(tes) donnees en n(ost)re chastel de Dordan ou mois de novembre mil quatre cens et ung, seellees de n(ost)re grant seel en laz de soie et cire vert, et pour les causes contenues en ycelles, nous eussions donné, cessé, quicté (et) transpourté a noz ch(ie)rs (et) b(ie)n amez les tresorier et chapittre de n(ost)re chapelle de n(ost)re palais de Bourges jusques a dix ans a compter de la date d’icelles touz (et) quelzconques biens meubles, heritages, revenues (et) rentes qui nous pourroient escheoir et app(ar)tenir durant ledit temps en touz nozdiz païs et en ch(asc)un d’iceulx par droit de mortaille, succession, eschoite, aubenage, forfaicture, confiscac(i)ons, espaves et de biens vacans par deffault de heritier ou de homme (et) foy non faicte, feussent dismes, t(er)rages, cens, rentes, maisons, prez, pastureaulx, boys, buissons, rivieres, pescheries, molins (et) aut(re)s possessions quelzconques, et semblableme(n)t tout le droit qui nous po(ur)roit compecter (et) app(ar)tenir ledit temps durant a cause des rachapz et quindeniers en touz nozdiz païs et en ch(asc)un d’iceulx, pour iceulx emploier (et) convertir en la dotac(i)on (et) fondac(i)on de n(ost)redicte chapelle, et il soit ainsi que lesd(i)c(t)es dix annees sont ja pieça passees (et) escheues, pourquoy lesdiz tresorier (et) chapi(ctr)e nous ont humblement supplié (et) requis que tout le droit desdictes mortailles, rachaps (et) quindeniers nous leurs vueillons donner en la valeur (et) estimac(i)on qu’il puet estre, pour convertir (et) emploier en lad(i)c(t)e dotac(i)on (et) fondac(i)on, laquelle, co(m)me nous savons de c(er)tain, n’est mie acomplie ny p(ar)f(aic)te. Pour ce est il que nous, qui pour l’augmentac(i)on du divin service et salut de n(ost)re ame desirons de tout n(ost)re cueur icelle dotac(i)on (et) fondac(i)on de n(ost)red(i)c(t)e chapelle estre parfaicte (et) acomplie, avons donné, cedé, quicté, transpourté (et) delaissié, donnons, cedons, quictons, transpourtons (et) delaissons par ces p(rese)ntes auxdiz treso(rie)r et chapictre, a us (et) prouffit que dessus, tous (et) quelzconques biens meubles, heritages, revenues (et) rentes qui nous sont escheuz et pourront escheoir (et) appartenir par droit de mortaille, succession, eschoite, aubenage, forfaicture, confiscac(i)ons, espaves (et) b(ie)ns vacans par deffault de heritier ou de ho(m)me et foy non f(aic)te, soient dismes, terrages, cens, rentes, maisons, prez, pastureaulx, boys, buissons, riv(ier)es, pescheries, molins ou aut(re)s possessions quelzconques, et semblablement tout le droit qui nous est escheu et pourroit escheoir (et) appartenir a cause desdiz rachaps et quindeniers en touz nozdiz païs en quelque valeur ou estimac(i)on qu’ilz soient ou puissent estre a compter depuis que nozd(i)c(t)es l(ett)res sortirent leur effect jusques a presant et de p(resa)nt jusques a dix ans a compter de la date de ces p(rese)ntes, a prandre (et) avoir par les mains des receveurs (et) mortailliers sur ce co(m)mis (et) a co(m)mectre de par nous. Si donnons en mandement par ces mesmes p(rese)ntes a noz amez et feaulx gens de noz comptes, a noz seneschaulx, receveurs, p(ro)cur(eur)s, clercs de fiez, mortailliers et a touz noz aut(re)s justiciers, officiers (et) subgiez de nozdiz païs p(rese)ns (et) a venir (et) a leurs lieuxtenans (et) a ch(asc)un d’eulx si co(m)me a lui appartendra que ausdiz tresorier (et) chap(ict)re baillent et delivrent ou facent baill(e)r et delivrer et laissent tenir, possider (et) explecter toutes (et) chascunes les choses dessus d(i)c(t)es et les possessions, saisines, prouffiz, yssues (et) revenues d’icelles, sanz leur donner ou souffrir estre donné sur ce aucun empeschement au contraire. Et si par inadvertance, importunité de requerans ou par descharge de n(ost)re tresorier gen(er)al, auquel nous par la teneur de cestes en avo(n)s osté (et) int(er)dit, ostons (et) int(er)disons ledit temps durant toute congnoissance, nous avons fait ou faisons doresenavant aucune donnac(i)on des choses dessus dictes ou aucune d’icelles, des maintenant co(m)me pour lors les declarons estre de nulle efficace et valeur et icelles revoquons et mectons du tout au neant, et voulons que vous (et) un ch(asc)un de vous n’y obeïssiez en aucune maniere. Mandons en oultre a nozd(i)c(t)es gens des comptes que, se les diz recev(eu)rs et mortaill(ie)rs en ont paié le temps passé ou paient doresenavant par noz l(ett)res ou descharges de n(ost)redit tresorier gen(er)al, que vous ne leur allouez aucu(n)ement en leursdiz comptes ainçois les raiez et f(ai)c(t)es rendre (et) restituez ausdiz t(re)sorier (et) chap(ict)re pour les emploier (et) conv(er)tir a us (et) prouffit de n(ost)redicte chapelle. Et par rapportant le vidim(us) de ces p(rese)ntes fait soubz seel auctentique, colla(cion)né en la chambre de nozdiz comptes une foiz seulement, auquel nous voulons foy estre adjoustee co(m)me a l’original, avec recongnoissance du tresorier de n(ost)redicte chapelle, qu’ilz en soient quictes (et)deschargez en leurs comptes sanz aucun cont(re)dit, non obstant donnac(i)ons ou assignac(i)ons faictes ou a f(air)e ledit temps durant, ordonnances, mandemens ou deffen(ses) quelzconques a ce (contra)ires. En tesmoing de ce, nous avons fait mectre n(ost)re seel a ces presentes. Donné a Paris, en n(ost)re hostel de Neelle, le IIIIme jour du mois de juing, l’an de grace mil quatre cens (et) quatourze.

 Par mons(eigneur) le duc.

J. Flamel.