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Les Animaux dans la Grande Guerre

Publicité de 1915. Dans ce domaine aussi, les animaux sont mis à contribution (cote 130 J 22/10)

Si la Grande Guerre dévore les hommes par millions, les animaux eux aussi payent un très lourd tribut. Comme les hommes, ils sont jetés dans cet enfer et beaucoup n'en reviennent pas.

Chevaux, ânes, mules et mulets, chiens, pigeons voyageurs mais aussi boeufs, chameaux et même éléphants sont enrôlés sous l'uniforme. Notamment force de traction ou de transport, les tâches accomplies par ces animaux sont très diversifiées comme le montre cette exposition.

Ils tiennent aussi leur rôle d'affectueux compagnon. Les chiens, chats et autres mascottes de toutes sortes à poils ou à plumes apportent au soldat un réconfort bienvenu dans cette période cruelle de son existence.

Autre rôle habituel, celui de nourriture. Il faut en effet alimenter les masses de combattants et la viande, avec le pinard, reste incontournable. L'armée se ravitaille en réquisitionnant des bêtes sur pied, mais aussi en important de la viande congelée. En plus du ravitaillement officiel, les soldats pratiquent, quand c'est possible, la chasse et la pêche, à la fois moyen d'améliorer l'ordinaire et de distraction.

Le cuir est aussi une matière très demandée en temps de guerre, tant pour fabriquer les harnachements des animaux que pour les équipements des hommes (brodequins, ceinturons, bretelles de suspension, cartouchières,...).

D'autres animaux accompagnent le quotidien du soldat sur le front, mais ceux-là, il s'en passerait bien. Nuées de mouches, hordes de rats, poux, puces et autres bestioles indésirables accentuent la misère physique et morale du Poilu.

Même à proximité du front, le travail continue, et les animaux de la ferme doivent apprendre à vivre avec la guerre toute proche. Les soldats, pour beaucoup paysans eux-mêmes, donnent un coup de main quand ils le peuvent.

Enfin, la faune sauvage est elle aussi victime du conflit, massacrée par les obus ou les gaz, chassée par les poilus, son habitat naturel dévasté, mais certaines espèces tirent leur épingle du jeu et prolifèrent comme le note Henri Conrad dans un article de L'Illustration.


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