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Recherches

Collège Sainte-Marie des Jésuites de Bourges

1200-1792

Des donations diverses avaient constitué à cet établissement un riche patrimoine, tant dans le Haut que dans le Bas-Berry (Cher et Indre). Il s'était vu réunir certains bénéfices hospitaliers et religieux, comme l'ancienne ladrerie de Saint-Lazare de Bourges, les prieurés de la Comtale dudit Bourges, de Blancafort, d'Yvernault, Mers et Genouillat, et avait reçu de divers bienfaiteurs les terres et seigneuries de Lazenay près Bourges, Niherne, Surins, Yvernault, Bretagne. Les titres relatifs à ces propriétés forment la plus grande partie du fonds. Les huit premiers articles  sont relatifs à la fondation du collège, à ses privilèges, à l'installation et à l'historique des congrégations qui l'ont successivement possédé ou régi.

Les premières bases du collège Sainte-Marie, de Bourges, furent jetées, dans les dernières années du XVe siècle, par un docteur en théologie du nom de Rogier; un peu plus tard, en 1504, il chargea du soin de continuer et d'assurer son oeuvre la duchesse Jeanne de Valois, femme répudiée de Louis XII, retirée dans la capitale du Berry, qui lui avait été constitué en apanage. Elle y fonda dix bourses pour autant de pauvres écoliers, qui devaient être frères convers de l'ordre des Annonciades, établi par elle à Bourges. Cette institution fut ainsi purement ecclésiastique.

En 1572, les Jésuites furent mis à la tête de l'établissement, et ils y restèrent jusqu'à l'époque de leur dernière expulsion. La faveur royale ne cessa de les y accompagner. Ils surent d'ailleurs y former des hommes remarquables, parmi lesquels il suffira de rappeler une dès principales illustrations de l'ordre; le père Bourdaloue, qui en était issu.

Lorsque les Jésuites furent chassés de France, en 1762, il y eut un intervalle de vingt-quatre ans pendant lequel l'administration du collège fut mise en régie. En 1786, les Pères de la Doctrine chrétienne en prirent la direction. La Révolution supprima cet établissement et remplaça, en 1795, par l'École centrale.


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