Transcription paléographique

Désignation neuf procureurs - transcription paléographique
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Jehan, fils de roy de France, duc de Berry et d’Auvergne, conte de Poictou, d’Estampes, de Boulongne (et) d’Auvergne, a tous ceulx qui ces lettres verront, salut. Comme par noz aut(re)s lectres en laz de soie et cire vert nous aions donné, pour l’augmentac(i)on et accroissement de la dotac(i)on de n(ost)re chapelle nouvellement fondee et instituee en n(ost)re palais de Bourges, aux tresorier, chanoines, vicaires et aut(re)s personnes establiz pour f(air)e le divin service illec entre autres choses noz chasteaulx, villes et chastellenies de Buxueil et de Villeneuve, et pour ce que nous desirons n(ost)redit don sortir son plain effect et qu’ilz en joïssent a plain, nous, occupez de plusieurs grosses besongnes pour lesquelles ne pouvons a p(rese)nt vacquer en p(ro)pre personne pour bailler la reelle (et) corporelle possession et saisine d’icelles et en f(ai)re la desmission de la foy la ou il app(ar)ten(dra), nous, de n(ost)re c(er)taine science, avons fait, constitué et establi, faisons, constituons et etablissons par la teneur de ces p(re)sentes noz procureurs irrevocables noz amez et feaulx conseill(ier)s maistres Pierre Trousseau, arcediacre de Paris, Guill(aum)e le Tur, Guill(aum)e Guerin, Guill(aum)e de Blet, Jehan de Perelles, Jehan Rabateau, Jehan Guerin, noz p(ro)cur(eur)s en p(ar)lement Guill(aum)e Baston, Jehan Dorider et ch(asc)un d’eulx pour le tout en telle mani(er)e que la condic(io)n du p(re)mier occupant ne soit mie la meilleur mais ce qui par l’un d’eulx aura esté enco(m)mancié puisse par l’autre estre poursui et mené a fin, ausquelz noz devant diz p(ro)cur(eur)s et ch(asc)un d’eulx pour le tout nous avons donné et donnons plain povoir, auct(orit)é et mandement esp(eci)al de eulx desmectre et descharger ou nom de nous et pour nous des saisines et possessions desd(i)c(t)es terres, fiefz, justices et de touz aut(re)s droiz et app(ar)ten(ances) d’icelles quelconques elles soient et des fiefz et ho(m)maiges, respiz ou souffrances en quoy nous so(m)mes d’icelles env(er)s ceulx qu’il appartient d’en baill€r reaulment et de fait la reelle et corporelle possession et saisine auxdiz tresorier et chan(oines) de n(ost)red(i)c(t)e chapelle ou a leur procureur pour eulx, de requerir qu’ilz en soient revestuz, mis en respit ou souffrance, par cellui ou ceulx qu’il app(ar)ten(dra) ; et generalment de f(air)e toutes aut(re)s choses qui ou fait dessus dit sont et s(er)ont necessaires et convenables et que nous ferions et pourrions faire se p(rese)ns y estions en n(ost)re p(ro)pre personne comb(ie)n que elles requissent mandement plus esp(eci)al. Promectans en bonne foy a avoir agreable et tenir f(er)me et estable a tousjours tout ce qui par nozdis procur(eur)s et ch(asc)un d’eulx aura esté fait et procuré sur ce que dit est, sanz jamais venir encontre par quelque man(ie)re, tiltre ou raison que ce soit. En tesmoing de ce, nous avons fait mectre n(ost)re scel a ces presentes. Donné en n(ost)re chastel de Mehun sur Yevre, le IIIIe jour de mai, l’an de grace mil quatre cens (et) cinq.

Par monseigneur le duc.

P. de Gyves.